THE HERRING

main_content_product.address: G. Scottlaan z/n, 8670 Koksijde
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main_content_product.product_type: Œuvre d'art Beaufort
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Artiste

Johan Creten

Edition

2024

Emplacement

Plage Sint-André au bout de G. Scottlaan
Koksijde - Oostduinkerke

Matériaux et dimensions

Bronze
Hauteur 500 cm, diamètre 150 cm

À travers cette œuvre, Johan Creten renoue avec ses racines flamandes. À Koksijde, il est d'ailleurs bien entouré sur le plan artistique. Paul Delvaux, qui possède son propre musée à Sint-Idesbald et Constant Permeke ne sont pas loin. Le sculpteur George Grard s'est également installé à Sint-Idesbald dans les années 1930.

Tout comme l'interaction entre les différents artistes, il existe également un lien entre l'homme et la nature. La sculpture THE HERRING (le hareng) joue sur le double sens de la mer et de la mère. La mer et la vie sont intimement liées. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la côte belge occidentale a pu survivre grâce à une pêche au hareng exceptionnellement abondante. La meilleure année qu'a connu la pêche au hareng a été l'hiver 1942-1943. La quantité de harengs échoués sur le rivage était telle que les gens pouvaient les ramasser à mains nues. Mais le potentiel de la mer est-il inépuisable ? L'œuvre nous confronte ainsi à la problématique contemporaine de la durabilité et de l'écologie.

Le poisson symbolise traditionnellement la vie et la fertilité dans de nombreuses cultures. Dans la culture chinoise, le poisson incarne l'abondance, la richesse, le bonheur et l'espoir. Aujourd'hui encore, l'aspect spirituel de la régénération est indissociable de la mer et c'est pourquoi l'on vient souvent se ressourcer à la Côte. La sculpture d'un mètre de hauteur se révèle à nous comme le point d'arrivée d'une marche énergique dans les dunes. La mer donne et prend, ce qui constitue aussi sa tragédie. En cas de tempête, la sculpture se retrouvera les pieds dans l'eau.

Johan Creten

Johan Creten

° 1963, SAINT-TROND, BELGIQUE – VIT ET TRAVAILLE A PARIS, FRANCE

Johan Creten est considéré comme étant depuis les années 1980 un pionnier de la renaissance de l’art autonome de la céramique. Les sujets de ses sculptures en argile et en bronze sont très variés, allant d’imposants oiseaux et de terrifiantes pieuvres à de monumentales chauves-souris. Leur puissante charge symbolique n’est jamais univoque, oscillant entre la séduction et l’angoisse, la force et la fragilité, le sacré et le démoniaque. Ses animaux dégagent une étrangeté déstabilisante, tout comme ses personnages humains qui évoluent dans un monde fait de poésie, de lyrisme et de grandeur.

Il utilise volontairement une structure narrative et un langage visuel qu’on pourrait qualifier de classique pour se mouvoir entre le grotesque et le baroque. Ses personnages figuratifs, à première vue ingénus, soulignent l’importance de la beauté tout en exprimant la conscience humaniste de l’artiste et en réaffirmant son rôle social: un besoin d’explorer le monde qui l’entoure à travers le prisme de ses tourments individuels et sociétaux. Ses créatures féeriques sont en fait de complexes métaphores de l’ambiguïté de la sexualité humaine et de la puissance imprévisible de la nature. 

Même si ses sculptures paraissent innocentes au premier regard, leur portée politique est toujours présente. L’univers créatif de l’artiste est peuplé de thèmes, motifs et objets auxquels il confère des significations symboliques. Les ruches par exemple représentent la communauté, les glands du chêne la puissance et les êtres marins l’insaisissable. La moule fait référence à la vulve féminine, mais aussi au moule et ainsi à la sculpture en général. Ses œuvres le plus souvent aux proportions monumentales explorent et mettent au défi leur environnement immédiat. L’importance de son langage visuel ne se limite pas à l’aspect technique, mais aussi à ce qu’il révèle de nous-mêmes, de l’art de la sculpture, de notre culture et du monde en général.