A faire

Une journée au bord de la mer à Blankenberge


À Blankenberge, un mix histoire et mer, avec Anne du blog Plus au nord

Hello ! Je m’appelle Anne, je vis à Lille et j’ai créé Plus au nord, un blog un peu… spécial. En effet, si la plupart des blogueurs vendent du rêve avec des destinations lointaines, moi j’ai décidé de voyager à ma porte et de partager mes coups de cœur dans les Hauts-de-France et en Belgique. Championne du saute-mouton par-dessus la frontière, je viens toujours avec un grand plaisir sur la côte belge. Début août, j’ai fait découvrir Blankenberge à ma nièce Camille. Au programme ? Un « happy birthday » à la station, qui fête ses… 750 ans, puis une balade en mer avec Water-Taxi. Le tout sous un ciel radieux…
 

Blankenberge 750 ans - Centre Belle Époque - Brasserie du Belgium Pier - Watertaxi et Parc Éolien - Bar de Plage


Blankenberge, mais quelle histoire !

On n’a pas tous les jours 750 ans ! Tout au long de l’année, Blankenberge célèbre cet anniversaire très spécial, feuilletant le grand livre de son histoire, aux quatre coins de la station.

L’événement valait bien d’y passer une journée, non ? C’est ce que nous avons fait avec Camille qui, comme moi, adore farfouiller dans les malles aux souvenirs…





Grâce à Ludo, notre guide du jour, nous avons appris que c’est en 1270 que Blankenberge est évoquée pour la première fois dans un document officiel. En cette année-là, Marguerite de Constantinople sépare Blankenberge de la seigneurie d’Uitkerke et lui accorde ses privilèges communaux. Dès lors, le village se développe rapidement, tout en restant, pour des siècles encore, un bourg de valeureux pêcheurs.



De cette époque-là, il ne reste évidemment rien. Même pas les traces d’un port (il ne sera aménagé que vers 1870), les bateaux accostant alors directement sur la plage.

En revanche, dans la Breydelstraat, on peut voir deux maisonnettes de pêcheurs du début du XVIIIe siècle. Il s’agit de Bedec et surtout de Majutte (www.majutte.be) un adorable musée-café aux airs de maison de poupée.



Au port de plaisance, autre évocation de ce passé maritime avec le St-Pieter, réplique d’un bateau de pêche du XVIIIe. Franchement, il a une sacrée gueule, ce navire tout en bois ! De quoi faire des jaloux parmi les jolis voiliers…



Bon mais ce n’est pas le village de pêcheurs qui nous a le plus intéressées, Camille et moi ! Je dois avouer qu’on s’est bien davantage passionnées pour l’âge d’or de Blankenberge. Ces années bénies, entre 1870 et 1914, où la station était au sommet de sa splendeur. Où de gros industriels de tout le pays venaient « prendre le bon air de la côte ». Où le nouveau casino attirait toute la belle société. Et où chaque riche baigneur voulait avoir sa villa à Blankenberge.



De ces magnifiques villas Belle Époque, il en reste encore pas mal autour de l’église Saint-Roch. Balcons ouvragés, briques vernissées, décors en céramique, murs aux airs de tableaux, mais quelle exubérance ! Ces vieilles dames, joyaux du quartier balnéaire d’origine, sont encore drôlement pimpantes pour leur (grand) âge ! Franchement, j’aimerais être aussi bien conservée à leur âge…



L’autre monument qui raconte joliment ces années pleines de faste, c’est le Paravang, construit en 1908. Derrière ce drôle de nom, se cache un imposant brise-vent, servant également de banquette. La belle société s’installait là, bien à l’abri, et observait le rude travail des pêcheurs, dans le port situé juste en face. Deux mondes


Rendez-vous au Centre Belle Époque, le bien nommé

Pour revivre cet âge d’or de Blankenberge, je vous conseille de commencer par une visite au Centre Belle Époque, installé dans trois villas de 1894, restaurées et réaménagées.





Sitôt entré, on prend l’ascenseur et on file au troisième étage. J’ai trouvé que cette terrasse avait de petits airs de parc Guëll. Camille a estimé que j’exagérais, même si les mosaïques en carrelage ciment pouvaient y faire penser. Mais nous sommes tombées d’accord pour trouver  beaucoup de charme à ces portes vitrées, typiques des maisons bourgeoises de la Belle Époque.





Descente ensuite dans les étages, où photos et affiches anciennes, cartes postales d’époque, maquettes, belles robes, objets et meubles racontent une époque révolue, celle des visites du roi Léopold II et des débuts du chemin de fer.

Ne passez pas à côté de la maquette du Grand Hôtel des Bains et des Familles, l’un des établissements les plus luxueux de la côte belge ! Le prince héritier Franz-Ferdinand d’Autriche (oui, oui, celui qui est mort assassiné à Sarajevo) venait y chercher bon air et tranquillité, laissant son train à quai dans la gare de Blankenberge. Et louant toute une aile de l’hôtel pour lui et pour sa cour.
De toute cette splendeur, il ne reste qu’une maquette… et de jolis souvenirs. Nostalgie, nostalgie…


Deux expos pour dire « Happy birthday Blankenberge »

Pour célébrer les 750 ans de la station, une exposition est proposée au Casino, retraçant toute l’histoire… de 1270 à 2020. Des dates, des repères, des photos et de courts textes (en néerlandais) pour tout savoir de ces sept siècles et demi.



Par ailleurs, toute une série de panneaux ont été installés en ville, formant une grande exposition outdoor et un bel itinéraire de promenade. Chacun de ces panneaux apporte des infos sur un monument situé à proximité ou un aspect de l’histoire de la station.


Déjeuner à la brasserie du Belgium Pier

Après cette longue leçon d’histoire, nous avions bien mérité notre déjeuner… qui n’en était finalement qu’un prolongement. En effet, nous étions invitées à nous attabler à la brasserie du Belgium Pier, un autre des monuments emblématiques de Blankenberge.



Pour moi, c’est bien simple, cette jetée de 350 mètres est le symbole entre tous de la station ! J’avais donc très envie d’y emmener Camille, qui est aussitôt tombée sous le charme. Édifié en 1933, à la place du Pier en fonte détruit pendant la Première Guerre, ce pont promenade a conservé un petit look Art Déco qu’elle a adoré.



Avant d’aller déjeuner, il nous restait un peu de temps pour faire quelques photos, cheveux au vent, et profiter pleinement de l’air du large. Les nuages moutonnant dans le ciel et la plage découverte à marée basse : une vraie carte postale !



Puis nous nous sommes installées en terrasse, juste derrière une vitre, qui permet de ne pas manquer une miette du grand spectacle de la mer du Nord.

Incapables de choisir entre croquettes de crevettes et soles, nous avons pris une portion de chaque (avec des frites en plus, tant pis pour les kilos), partageant les deux spécialités locales. Le tout arrosé d’une bière du Belgium Pier, légère et savoureuse.



Une grosse heure plus tard, la mer avait drôlement gagné du terrain… Encore un peu et nous aurions eu l’impression d’être en pleine mer ! Mais d’autres plaisirs nous attendaient


Balade en mer à la découverte du parc éolien

Ce plaisir de l’après-midi ? Prendre la mer justement, à bord d’un Sargo 31 de la compagnie Water-Taxi. Chaque jour à 14 h, Michel De Vos emmène une bonne demi-douzaine d’apprentis aventuriers à la découverte du parc éolien du Banc Thornton.

N’ayant strictement aucune connaissance en matière d’éoliennes, j’ai apprécié la demi-heure d’information, film à l’appui, sur le sujet.

Situé à 30 km environ des ports de Blankenberge et Zeebruges, ce parc compte 370 éoliennes à ce jour. Mais les choses ne vont pas en rester là puisque, d’ici 2 ans, ces jolis moulins du XXIe siècle devraient être plus de 500 ! Couvrant environ 20% des besoins énergétiques de la Belgique, contre 10% aujourd’hui.


Taille des éoliennes, longueur des pales, positionnement des câbles sous-marins et des transformateurs… la leçon est complète et précise. Mais Camille et moi n’ayant pas la moindre intention de devenir des spécialistes en énergies vertes, c’est surtout la balade en mer qui nous intéressait…

Et là, nous n’avons pas été déçues ! Car, sans être démontée non plus, la mer du Nord avait décidé de nous offrir quelques sensations fortes

Installées à la proue du Sargo 31, nous étions aux premières loges pour profiter du spectacle… plutôt décoiffant !

Vagues de 40 cm et vague impression d’être sur un (petit) grand huit… Michel se montre rassurant : le bateau à moteur finlandais est costaud et le skipper a une sacrée expérience. Oui, bien sûr. Mais je préfère tout de même m’installer par terre, appuyée contre le banc où est installée Camille, imperturbable… Je suis bien, avec la délicieuse impression d’être seule face à la mer du Nord…

Peu à peu, nous approchons du gigantesque champ d’éoliennes. Les pieds fichés dans la mer, les grands moulins blancs se détachent joliment sur le ciel azur. C’est poétique, en plus d’être écologique… Et, franchement, moi j’adore !

Le retour sera plus calme, avec un Sargo 31 qui va cette fois dans le sens des vagues. J’en profite pour reprendre ma place sur la banquette, pour discuter avec Michel et faire pas mal de photos. Et quelques selfies aussi… histoire de garder un souvenir de cette chouette sortie très iodée.

De retour dans les locaux de Water-Taxi, il nous reste à échanger nos impressions. Avec à la main un petit verre de gin Nordlys, aux herbes de la mer du Nord. Une autre manière de savourer la côte belge


Le dernier verre dans un bar de plage

À chacune de mes escapades ici, je termine la journée par le même rituel : un verre (avec pourquoi pas une assiette de crevettes grises) dans un bar avec vue. En hiver, c’est en général une bière, le nez collé à une baie vitrée. Mais en été, quel plus grand plaisir qu’un cocktail siroté dans un bar de plage, les pieds dans le sable ?

Et sur la longue plage de Blankenberge, ce ne sont pas les bars qui manquent… Chacun a son petit style, son ambiance, sa musique et sa déco.

Pour rester dans le « mood » estival, Camille et moi avons opté pour un cocktail coloré et fruité mais 100% sans alcool. Feuilles de menthe, citron vert, orange, melon et groseilles, avec plein de glaçons : le truc idéal pour se rafraîchir et se désaltérer avant de reprendre la route…

Mais avant cela, comme à l’aller, nous avons emprunté le petit bac, qui assure la traversée entre la plage principale et le port ouest. Moyennant 1 € le trajet, cela évite de se garer dans le centre ou alors d’user ses souliers…

En raison de la crise de la corona, les heures d'ouverture et les horaires peuvent varier. En cas de doute, il est préférable de contacter l'entrepreneur lui-même.
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